Activités du GÉTO
Deuxième journée d'étude du GÉTO 10 octobre 2008
Accueil de Gilles Veinstein, Collège de France, comme professeur invité à l'UQAM, 29 septembre - 10 octobre 2008
Première journée d'étude du GÉTO 16 novembre 2007
«Odyssées turques: les enjeux des migrations et de l'urbanisation dans la Turquie contemporaine»,
conférence de Benoit Fliche (EHESS, CNRS, Paris)
17 octobre 2007
«L'Empire de la province : Histoire ottomane et chypriote à la fois du monde méditerranéen au XIXe siècle»,
conférence de Marc Aymes (EHESS, Paris)
21 février 2007
Formé en 2006, le Groupe d'études turques et ottomanes (GÉTO) vise à faciliter le contact et les échanges entre spécialistes de l'histoire et de la société turques basé(e)s au Québec, de contribuer au développement des études turques en français et de soutenir le développement de la turcologie dans les universités québécoises. Le groupe organise des rencontres de travail informels ainsi que des conférences périodiques avec ses membres ou des invités étrangers. Pour plus d'information et toute question relative à l'adhésion veuillez nous contacter à geto.quebec@gmail.com.
Mafalda Ade a fait sa maîtrise en science politique et langue et culture turques à l’Université de Vienne. En 2000-2003 elle a participé en tant qu’assistante scientifique à un projet de mise sur pied d’archives privés à Alep, réalisé par l’Université de Tübingen. Ces archives conservent les documents des diverses familles de commerçants levantins, en grande partie du 19e siècle, et forment la source principale de sa thèse de doctorat, qu’elle a débuté en 2004. Ses intérêts de recherche sont les provinces arabes à la fin de l’Empire ottoman, la ville d’Alep et ses liens commerciaux avec l’Anatolie du sud-est ainsi que les réformes dans le domaine du droit de commerce ottoman. Elle poursuit actuellement la rédaction de sa thèse qu’elle prévoit soutenir en 2008.
cornac.sylvain_henry@courrier.uqam.ca
Sylvain Cornac est actuellement en préparation de son mémoire en histoire du Proche-Orient à l’Université du Québec à Montréal. Il est titulaire d’une licence en Sociologie et Anthropologie à l’Université de Caen, en France. C’est lors d’un séjour d’une année à Istanbul en Turquie qu’il s’est familiarisé avec la sociologie du monde musulman, l’histoire ottomane et l’apprentissage du turc. Son sujet de maîtrise en histoire porte plus précisément sur Antakya (Antioche) lors de l’invasion et l’occupation égyptienne menée par Mehmed Ali entre 1832 et 1840. Il s’intéresse à dégager quel a pu être l’impact des réformes engagées lors de cette période sur la population d’une ville moyenne de la Syrie ottomane. Il a participé en 2008 à un voyage de recherche à Alep et à Istanbul et a commencé cette même année l’apprentissage du turc ottoman et de la langue arabe.
jodoin.nicolas@courrier.uqam.ca
Nicolas Jodoin est originaire de Saint-Charles-sur-Richelieu en Montérégie, près de Montréal. Étudiant à la maîtrise en histoire à l’Université du Québec à Montréal sous la direction de Stefan Winter, il s’intéresse particulièrement à la province ottomane d’Alep à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. Il prépare un mémoire qui mettra en valeur les archives privées de la famille levantine Poche, qui a exercé à l’époque des fonctions consulaires pour plusieurs nations européennes dans la région. Nicolas a réalisé à l’été 2008 un premier stage de recherche au Proche-Orient où il a pu se familiariser avec la correspondance privée du fonds d’archives Poche-Marcopoli à Alep en Syrie et poursuivre son apprentissage de la langue turque à l’Institut Tömer à Istanbul.
Zehra Şahin est actuellement en préparation de son doctorat en sociologie à l’Université de Montréal dans le cadre d’une convention de cotutelle avec l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) à Paris, sous la co-direction de Valérie Amiraux et d’Olivier Roy. Elle est diplômée d’un Master en Etudes Politiques à l’EHESS et d’une Licence en Langues et Civilisations Etrangères, option Turc à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales (Paris). Pendant son cursus universitaire, elle a entre autres suivi les séminaires de Gilles Veinstein où elle s’est familiarisé avec les textes de paléographie ottomane. Son thème de recherche en thèse repose sur les problématiques culturelles du processus d’intégration de la Turquie dans l’Union européenne. Elle s’intéresse particulièrement aux questions soulevées par les réformes culturelles entreprises pendant le gouvernement du Parti de la Justice et du Développement (AKP) en Turquie.
Nicolas Trépanier est étudiant au doctorat à l'Université Harvard (histoire et d'études moyen-orientales). Il a complété un bacc en études moyen-orientales et sciences politiques à l'Université McGill et une maîtrise en études islamiques, également à McGill. Dirigé par le professeur A. Üner Turgay, son mémoire de maîtrise s'intitule "The Manâqib al-'Ârifîn as a Source for Political History".
De retour d'un séjour de trois ans à Istanbul, Nicolas Trépanier rédige actuellement une thèse de doctorat intitulée "Food as a Window into Daily Life in Fourteenth Century Central Anatolia", dans laquelle il examine les divers rôles joués par la nourriture (de l'agriculture au jeûne religieux en passant par le prélèvement des taxes et les repas) pour recréer l'expérience de la vie quotidienne et, ultimement, les mentalités dans l'Anatolie post-Seldjoukide. Il s'intéresse entre autres à l'archéologie historique, à l'anthropo-histoire, à la poésie persane et au roman historique.
Stefan Winter est professeur au Département d'histoire de l'Université du Québec à Montréal. Il s'intéresse principalement aux communautés chiites et aux collectivités tribales en Syrie à l'époque ottomane. Diplômé de l'Université de Chicago, il a passé plusieurs années en Turquie et en Syrie, où il a notamment mis sur pied, à l'Institut français d'études arabes de Damas, un "Cours d'initiation au turc ottoman en vue de la lecture de documents historiques syriens." Il retourne fréquemment séjourner à Istanbul et à Alep et travaille actuellement, mis à part la révision de sa thèse pour publication sous le titre « Lebanon's Shiites under Ottoman Rule », sur l'histoire des émirats kurdes et bédouins de la Mésopotamie ainsi que sur la gestion ottomane des vakıf (fondations pieuses) chiites en Irak.
Profils additionnels à venir.
Gilles Veinstein est titulaire de la Chaire en Histoire turque et ottomane au Collège de France et directeur d’études de l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Auteur de nombreux ouvrages en histoire ottomane, il est également directeur de l’équipe Études turques et ottomanes du CNRS, co-directeur de la revue Turcica et membre du Conseil scientifique des Instituts français d’Istanbul et de Tachkent. Dans le cadre de l’accord CREPUQ-Collège de France, Gilles Veinstein a été professeur invité à l’UQÀM en septembre-octobre 2008 et invité d’honneur lors de la deuxième journée d’étude du GÉTO.
Marc Aymes est actuellement (2007-2008) chercheur post-doctorant au Wissenschaftskolleg zu Berlin, au sein du projet "Europe in the Middle East - The Middle East in Europe ". Il a étudié l'histoire à l'Université Paris 1 et le turc moderne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Paris), ainsi qu'un peu d'anthropologie et d'arabe à l'École normale supérieure. En 2005 il a soutenu une thèse de doctorat d'histoire à l'Université Aix-Marseille 1. Comme l'indique le titre de ce travail : L'Accent de la province. Une histoire des réformes ottomanes à Chypre au xixe siècle, ses recherches portent sur la province — conflagration silencieuse d'univers administratifs, sociaux et linguistiques — en Méditerranée, hier et aujourd'hui, entre la Turquie, Chypre et la Grèce. Il est co-rédacteur en chef de la revue Labyrinthe : Atelier interdisciplinaire et membre du comité de rédaction du European Journal of Turkish Studies. (Se reporter à son site personnel http://marc.aymes.free.fr pour tout complément d'information.) Marc a été le premier conférencier invité du GÉTO, à l'Université du Québec à Montréal, en février 2007.
Frédéric Dessène est titulaire d’un doctorat en co-tutelle entre l’Université de Paris I (Archéologie Environnementale) et l’Université de Rome I (Anthropologie de l’Antiquité). Dans ses recherches de troisième cycle, il s’est consacré à l’étude de l’artisanat céramique en Anatolie au cours de la transition du 4è au 3è millénaire av. J.-C. Basées sur des observations technologiques et des analyses archéométriques de céramiques antiques, ses recherches s’intéressent à mettre en évidence des systèmes d’échanges interrégionaux, entre le sud-est de l'Anatolie, la Mésopotamie et le Caucase. Il a participé, depuis 1999, à plusieurs missions archéologiques dans le sud-est de l’Anatolie (Turquie), notamment aux sites de Horum Höyük, Tilbeşar, Arslantepe et Zeytinli Bahçe Höyük. Ses recherches actuelles s’orientent vers une région limitrophe à l’Anatolie, la Transcaucasie, plus particulièrement la République du Nakhitchevan, dans le but de définir les relations techno-culturelles entre les cultures agro-pastorales du piedmont du Caucase et celles, plus sédentaires, du sud-est de l'Anatolie.